Le Sacre du printemps

Ce soir-là il y se donnait Le Sacre du Printemps de Marie Chouinard au CCUS. J’avais été invité en tant que plasticien et auteur à relever deux défis au cours la soirée : Le premier consistait en une installation numérique qui avait été d’envahir tous les moniteurs des trois foyers et des coursives du centre culturel avec mon homme cerf au coeur qui bat lors de la sortie du public. Le défi d’auteur, c’était d’écrire un texte à chaud en réaction au show. Nous avons été plusieurs à nous plier à l’exercice au court de la saison. Pour ce faire, j’ai quitté la salle aux premiers applaudissements, et me suis précipité dans la loge VIP aménagée pour écrire au calme. Il faut environ 13 minutes pour que le public évacue le parterre et les balcons vers le foyer principal. On peut en ajouter deux de plus le temps que Sylvain installe ses invités. Ces deux dernières je ne pouvais les compter pour écrire, car j’en avais besoin pour monter des marches, ce qui était très compliqué à l’époque (c’est pour ça que j’arrive en volant sur scène, la marche n’était pas au même endroit qu’à la répétition). Sur scène comme à la ville, j’ai une parole libre et spontanée. Je vais parfois loin, mais je ne mets jamais en péril mes partenaires de scène. J’ai le sens du public, et j’ai de la bouteille. Très peu de gens osent m’interviewer en tant que plasticien et auteur adulte, pourtant comme vous voyez, je suis un bonbon en entrevue. Joyeux printemps !Les images sont de Dominique Côté. Là j’en suis sûr parce que je m’en rappelle, et ça ne peut pas être Sylvain, il est à cour et je suis à jardin, alors que le film est tourné en contre-plongée.